Le Comptoir des Tontons (Flingueurs)

Je ne fréquente que très peu les restaurants, sauf un : Le Comptoir des Tontons, à Beaune. D’ailleurs, impossible pour moi de passer par Beaune sans passer dire bonjour à Pépita (en cuisine), et Richard (en salle).

Les Tontons Flingueurs ayant inspiré à la fois l’endroit et la déco, c’est l’occasion pour moi de porter un double hommage.

Y a des impulsifs qui téléphonent, y en a d’autres qui se déplacent.

Quand on débarque à l’improviste. Mais il est plus prudent de téléphoner !

Dis donc, j’tiens plus en l’air, moi ! T’aurais pas une bricole à grignoter là ?

Nous, après une journée de dégustation dans nos domaines préférés…

Mais dis donc, on n’est quand même pas venus pour beurrer les sandwichs !

Quand l’un d’entre nous suggère de « manger léger ».

Affiche du film "Les Tontons Flingueurs"

Je vous préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours.

La carte des vins, avec de tout et pour toutes les bourses. Un régal.

Le prix s’oublie, la qualité reste.

Quand ça serait un crime de ne pas commander une certaine bouteille.

La jeunesse française boit des eaux pétillantes, et les anciens combattants, des eaux de régime.

Et une Chateldon, aussi.

Il faut bien admettre qu’exceptionnellement, Dieu n’est pas avec nous !

Quand une des bouteilles que nous avons choisi n’est plus disponible, ou qu’elle présente un défaut…

Je ne rêve pas en couleur, je ne rêve pas en noir, je ne rêve pas du tout, je n’ai pas le temps !

Quand c’est le coup de feu, que Richard s’active entre les tables, que les bouchons sautent et que les plats apparaissent comme par magie !

La scène mythique de la cuisine…

Quand on commence à discuter avec d’autres tables, à échanger des verres, et que les « tiens goûte-moi ça » et autres « ah non je ne peux te laisser dire ça » commencent à fuser.

Les cons, ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnaît.

Quand je me pointe avec mon groupe d’habitués et… une bouteille, même pas étiquetée, poussiéreuse à souhait, offerte par des vigneronnes dont nous sommes des clients fidèles. « Et un magnum, en plus ? Non mais vous voulez ma mort ? »

Mais non… pas grave, on prendra une bouteille par personne, comme d’habitude. Puis on passera dans le bar d’en face se rafraîchir le gosier avec la boisson nationale allemande, belge ou irlandaise avant d’aller terminer la soirée au Bar du Square !

On s’en fout, non seulement demain c’est férié, mais en plus on rentre à pied : nous poussons le vice à choisir l’hôtel en fonction de sa proximité avec la rue du Faubourg Madeleine…

Je ne dis pas que c’est injuste, je dis que ça soulage !

Quand on visite les cabinets poétiques. Comprenne qui pourra (ou qui y fut).

Patricia, mon petit… Je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier… l’homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m’oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser MENUES !

Quand cela fait plus d’une heure qu’on tient la jambe de Pépita en refaisant le monde alors que le restaurant est vide depuis longtemps et que Richard aimerait bien fermer !

Mais laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones comme on dit de nous jours.

Ça c’est pour ceux qui, comme les frères Volfoni, fréquentent des lieux bien moins recommandables…

Hé ben moi j’aurais donné à mademoiselle 20/20, et en cotant vache.

Comment ? Nous ne sommes pas à Master Top Chef Presque Parfait !?

Bref, des plats succulents, une carte des vins longue comme le bras, des produits frais, bio, sans OGM (pour des bobos comme nous c’est important, vous comprenez) pour un prix raisonnable dans le climat actuel du menu à 25 euros avec tranche de fois gras sortie de sa boite et suprême de poulet aux morilles sous vide réchauffé au bain-marie (2.75 euros HT).

Vive Le Comptoir des Tontons, 22 rue du Faubourg Madeleine, Beaune.

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