À la découverte du Rhône #1

J’ai toujours beaucoup aimé les vins du Rhône, et c’est d’ailleurs probablement la région dont j’ai le plus parlé sur le blog. Il faut dire que c’est par là qu’a commencé mon parcours initiatique vinocole, avec un humble Côtes-du-Rhône Belleruche de Chapoutier, au tournant du millénaire. Il fut suivi d’une pléiade d’autres, avant d’attaquer les Châteauneufs que j’ai pendant quelques années trouvés sublimes (l’âge d’or me paraissant être entre 1998 et 2001). À l’époque ma signature sur les forums américains était d’ailleurs Death by Châteauneuf !

Pour moi le Rhône est tout d’abord une valeur refuge : je suis rarement déçu, je sais que je peux piocher un peu au hasard et trouver un vin agréable et plaisant. Il n’y a peut-être que l’Alsace qui arrive à me ravir de façon aussi constante.

Le plateau de Châteauneuf de Gadagne

Le plateau de Châteauneuf de Gadagne

Mes goûts se sont progressivement déplacés vers le nord de la région, et je voue désormais un culte aux syrahs septentrionales de Côte-Rôtie, Cornas ou Saint-Jospeh ou plus simplement d’un simple IGP Ardèche. J’adore ces vins que ce soit pour leur aromatique ou leur vivacité. Il est rare que je tombe sur une bouteille fatigante… et là où le buveur occasionnel pourra être impressionné par certains monstres de concentration et de puissance, l’amateur plus régulier cherchera le plus souvent la buvabilité. C’est mon cas et je trouve mon compte dans les vins du Rhône Nord.

Cette courte introduction m’amène à l’objet de ce billet et du suivant : j’organise avec et pour mes camarades de BTS un cycle de dégustation à la découverte des régions françaises. C’est un vate programme et nous n’aurons pas le temps de tout découvrir, mais cela nous offrira tout de même l’opportunité de nous oxygéner l’esprit et de sortir un peu du Languedoc-Roussillon.

Les terrasses de l'Hermitage

Les terrasses de l’Hermitage

La Vallée du Rhône s’est rapidement imposée comme évidente pour le thème de la première dégustation. C’est certainement la région (du moins dans sa partie méridionale) qui a le plus en commun avec le Languedoc-Roussillon. Cela permet une découverte en douceur et en terrain presque connu, tant les cépages, les terroirs et les vinifications peuvent être proches.

Chaque session commencer par une présentation rapide des éléments caractéristiques et des spécificités de la région (comme le vin doux naturel rouge de Rasteau au sud, ou le vignoble de Château Grillet au nord—une des plus petites appellations françaises). C’est aussi l’occasion de rappeler quelques chiffres et de battre en brèche quelques idées reçues : la Vallée du Rhône est la deuxième région productrice de vin en France (en AOP) après Bordeaux, avec environ 2,5 millions d’hectolitres… soit le double de la production AOP du Languedoc (et ses 1,25 millions d’hectolitres).

La colline de l'Hermitage

La colline de l’Hermitage

Autres chiffres marquants :

  • 11% des surfaces et des volumes des AOP de la région en bio (mieux que la moyenne nationale de 8%, mais moins bien que le Languedoc).
  • 34% de vente à l’export, notamment au Bénélux (20% en volume, 13% en valeur), au Royaume-Uni (18% et 17% respectivement) ou aux USA (14% et 19%) pour un chiffre d’affaires total de 459 millions d’euros en 2013.
  • 46 000 emplois directs ou induits.

À suivre dans la deuxième partie de ce billet, le compte-rendu de dégustation…

Un commentaire sur “À la découverte du Rhône #1”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *