DVR 2013 – 2e partie – Hermitage

Deuxième partie de ma visite à Découverte en Vallée du Rhône, avec 2 jours dans le nord (Hermitage, Côte-Rôtie, toussa). Faut dire, en version sudiste, tout ce qui est plus haut que Valence, c’est le noooord (version Galabru). J’avais tout prévu avec 3 polaires, un duvet et des chaînes. On est jamais trop prudent. Résultat, on a eu droit à une mini-tempête de neige à Ampuis…

Au programme de la journée de mercredi : Tain-L’Hermitage (Hermitage et Crozes-Hermitage) et Mauves (Saint-Jospeh et Cornas), le tout réparti sur trois salles différentes. Retour aux sources pour un salon qui se voulait itinérant à l’origine : chaque village avait son événement, avant que les méridionaux ne se sédentarisent au Palais des Papes.

Pas le temps de tout visiter, évidemment, nous commençons par l’Hermitage (le sujet de ce billet) avec un salon à taille plus humaine puisqu’il ne compte que onze exposants. Je dis nous car je suis accompagné pour l’occasion par Vincent Cuillier, un champenois à qui je fais réviser ses gammes dans le Rhône nord, ma comparse habituelle étant retenue par des excuses à deux balles du genre « mais c’est mon premier jour de travail ! »

Onze domaines présents, cela permet de rendre visite à tout le monde, et nous ne nous faisons pas prier. C’est une occasion rarissime et le niveau d’ensemble est très élevé, même s’il est vrai qu’on est en droit de s’y attendre dans une appellation aussi prestigieuse. Première bonne surprise avec la gamme d’un nouveau venu (Duvernay Vins Millésimes) dont le 2009 est tout à fait recommendable, surtout vu son prix (30 euros) qui me rappellerait presque l’époque où je pouvais me payer le luxe d’encaver des Hermitages…

Je ne suis généralement pas fan de l’Hermitages blanc, car c’est un vin qui, dans mon expérience, passe par 3 phases totalement différentes qui me rappellent celle de l’évolution d’un célèbre animal :

  • chenille : la jeunesse sur le fruit, le charme et la rondeur, même si une certaine droiture trouve toujours le moyen de s’exprimer ;
  • cocon : une phase de fermeture, durant laquelle il est tout à fait possible de passer totalement à côté du vin ;
  • papillon : phase oxydative, dont l’arômatique n’a rien en commun avec les étapes précédentes.

hermitage_delas

Il convient donc de prendre une décision consciente et délibérée pour ce qui est de leur consommation. Cela me dérange car j’aime, en tant qu’amateur de vins, des évolutions plus linéaires, moins brutales. Ce côté Dr Jekyll & Mr Hyde de l’Hermitage blanc a donc tendance a me rebuter, d’autant plus que je n’en bois pas tous les jours et que je ne peux vérifier régulièrement pour savoir à quelle stade chaque vin se trouve. Il en est toutefois un que je boirais volontiers dans sa jeunesse, c’est le sublime Hermitage blanc Marquis de la Tourette 2011 du domaine Delas Frères avec sa finale qui continue, inlassablement, à monter en puissance : une caractéristique rare que l’on retrouvera par exemple dans un Chablis Grand Cru Les Preuses de Vincent Dauvissat.

Je tourne cette page Hermitage en remerciant la maison Chapoutier d’avoir eu la gentillesse de proposer quasiment tous ses parcellaires à la dégustation. Ce n’était pas la première fois que j’avais l’occasion de le faire, mais cela reste toujours un superbe exercice. Malheureusement le stand n’était pas positionné de façon optimale par les organisateurs : il est difficile de se concentrer sur son verre ET de jouer en même temps des coudes…

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